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Nvidia Shield TV 2019 : le test complet



En cette fin d’année 2019, la Nvidia Shield TV nous revient en deux versions, la classique et la Pro. La première propose maintenant un boîtier tubulaire alors que la seconde conserve son look plus sage de décodeur TV. Elles font toutefois jeu égal sur plusieurs points. Par exemple, elles embarquent toutes les deux Android TV 9 et elles sont motorisées par la nouvelle puce Tegra X1+ de Nvidia.

Pour faire simple, les Shield 2019 conservent toutes les fonctionnalités des générations précédentes, tout en ajoutant de nouvelles cordes à leur arc. Dont une télécommande, plus moderne et bien plus pratique à utiliser pour piloter un boîtier multimédia.

C’est la version classique de la Shield TV 2019 que nous testons ici, vendue 159 euros dans le commerce avec sa toute nouvelle télécommande. La précédente édition de la box Android TV de Nvidia nous avait vraiment séduits. il n’y a donc, sur le papier, aucune raison que celle-ci ne parvienne pas au même résultat.

Du multimédia à pleins tubes

Ne vous laissez pas abuser par sa petite bouille toute ronde, la Shield TV 2019 classique est un lecteur multimédia ultra puissant. Elle a pour but de transformer n’importe quel écran ou téléviseur Full HD ou 4K, non connecté, en modèle toutes options numériques turbinant à l’Android TV 9. Et si vous disposez déjà d’un téléviseur connecté, ne pensez pas que la Shield sera, pour autant, dépourvue d’intérêt !

La Shield TV incarne en effet la nouvelle manière de consommer du contenu audiovisuel : à la demande, en rattrapage, via des applications spécifiques (Molotov, Arte, France 24, RMC Sport, etc.). Voire en utilisant le Chromecast 4K intégré, c’est-à-dire en lançant la lecture d’un contenu depuis son smartphone Android et en le projetant, en sans-fil, sur le téléviseur ou le moniteur relié à la Shield.

Le format de cette nouvelle Shield TV 2019 tranche assez radicalement avec ce que Nvidia pouvait proposer par le passé. La forme tubulaire lui va plutôt bien et offre la possibilité d’aller la cacher derrière le téléviseur ou dans un recoin du meuble TV. Voire de la poser à même le sol, derrière celui-ci.

Nvidia Shield TV 2019

A lire aussi – Test : Apple TV 4K, l’Ultra HD est là, mais le futur de la télé… toujours pas

Sa connectique se résume à une sortie HDMI 2.0b, une prise réseau filaire (le Wi-Fi ac est présent aussi), un lecteur de carte microSD et une prise d’alimentation. En clair, une fois que vous l’aurez reliée à l’écran, à la box Internet et au courant, que vous aurez glissé une carte dans le lecteur, vous n’aurez normalement plus à y toucher.

Voilà pourquoi Nvidia a pensé que la miniaturiser au maximum n’était pas une mauvaise idée… sauf pour les écologistes convaincus que nous sommes.

Consommation en baisse

Par défaut, lorsque vous éteignez la Shield, celle-ci se met en effet en veille. L’éteindre complètement est toutefois possible via le menu Android mais, dès lors qu’on procède de cette façon, impossible de la rallumer à l’aide de la télécommande. Il faut obligatoirement aller actionner le petit bouton qui se trouve juste au-dessus de la sortie HDMI. Pas pratique, surtout si la Shield est derrière le meuble TV. La sortie de veille est immédiate alors que le démarrage à froid dure environ 15 à 20 secondes.

Sachez au demeurant que ce n’est pas la box Android de Nvidia qui risque de saler copieusement votre facture d’électricité en fin d’année. Les mesures d’alimentation nous ont indiqué qu’elle ne consommait pas plus de 2 watts en veille, une moyenne de 4,8 watts en utilisation classique (YouTube, quelques jeux Android), jusqu’à 8 watts lorsqu’on streame du contenu 4K depuis Netflix ou que l’on profite de l’appli de cloud gaming GeForce Now. L’ancien modèle, pour rappel, dépassait souvent les 10 watts en utilisation classique et pouvait même grimper jusqu’à 20 watts lorsque l’on streamait de la 4K, en Wi-Fi.

Nous avons remarqué que le petit boîtier avait un peu tendance à chauffer après plusieurs heures d’utilisation intense. Aussi, si vous avez prévu de le cacher, assurez-vous quand même qu’il puisse respirer de l’air frais.

Nvidia Shield TV 2019

Pilotage encore plus facile

La toute nouvelle télécommande de la Shield TV est tout ce que nous aurions aimé avoir une génération plus tôt. Elle est certes plus longue et plus épaisse, mais sa forme triangulaire offre une bonne prise en main. Les touches sont maintenant rétroéclairées et clairement identifiées. On peut même personnaliser l’une d’elles, afin de lancer une application ou d’ouvrir le menu des Paramètres.

Nvidia Shield TV 2019

Difficile de passer à côté du large bouton dédié à Netflix. Une fois pressé, il lance l’application et le « Toudoum » bien connu résonne en quelques secondes (pour peu que vous ayez un abonnement actif). N’oublions pas de mentionner le petit micro qui captera les ordres et requêtes que vous pourrez donner à Google Assistant. Il ne s’active que lorsqu’on appuie sur le bouton en forme de micro, n’ayez donc pas peur d’être écouté en permanence ce n’est pas le cas.

On précisera aussi qu’Alexa – l’assistant d’Amazon – peut piloter le boîtier, à condition de télécharger une petite appli (sur le Store) et de posséder un Echo Dot ou tout autre appareil compatible. C’est alors lui qui sera à votre écoute et transmettra les injonctions voulues à la Shield.

Enfin, Nvidia repasse à une alimentation à piles. Deux bâtons AAA sont requis et livrés dans la boîte.

Nvidia Shield TV 2019

Shield TV 2019 : un monstre de compatibilité

Du bout de la télécommande, l’interface d’Android TV 9 se pilote sans ralentissement. C’est tellement fluide qu’on aimerait bien que Samsung, Sony et consorts en prennent de la graine et offrent la même vitesse de navigation dans les interfaces connectées de leurs lucarnes.

Un plaisir de fluidité que l’on doit à la puce Tegra X1+ et aux 2 Go de mémoire embarqués dans le petit tube. Android est installé sur les 8 Go de stockage présent, comme toutes les applications que vous pourrez ajouter à votre Shield. Voilà pourquoi nous vous conseillons, encore une fois, de ne pas hésiter à investir dans une carte microSD sur laquelle vous stockerez tout votre contenu numérique. Précisons d’ailleurs que tous les formats, codecs et autres conteneurs sont gérés par la Shield.

Nvidia Shield TV 2019

Plusieurs plages de couleurs sont prises en charge (comme le HDR10), tout comme le Dolby Vision et l’Atmos. Si vous avez le bon équipement pour en profiter et que les films ou reportages peuvent en tirer parti, vous allez passer de bons moments. Les éventuelles incompatibilités que vous pourrez rencontrer seront à chercher du côté des applis de visionnage employées. Pour éviter tout problème, misez sur des valeurs sûres (VLC au hasard).

L’IA au service du multimédia

Comme nous l’expliquions à la sortie de la Shield, le processeur Tegra X1+ offre plus de puissance que le X1 classique, est gravé plus finement et a des appétences pour le traitement de l’image par l’intelligence artificielle. Ou, plus exactement, il est capable de mettre en oeuvre des algorithmes, créés à partir de longues séances d’entraînement d’une IA sur les serveurs de Nvidia. Ici, il s’agit d’appliquer un upscaling sur un contenu 1080p60 (maximum) pour atteindre un piqué d’image proche de celui que l’on obtiendrait sur un téléviseur 4K (30 Hz/ips).

D’ailleurs, le téléviseur ou l’écran doit obligatoirement être un modèle 4K pour que l’upscaling fonctionne. Dans le cas contraire, un message vous informe poliment qu’il n’est pas possible d’améliorer l’image. Est-il utile de préciser qu’essayer d’améliorer du contenu 4K avec l’IA de Nvidia se soldera par un échec ?

Nvidia Shield TV 2019

Soulignons aussi que l’on peut régler l’intensité de « l’IAmélioration » selon trois niveaux (Bas, Moyen, Haut). Pour que la technologie soit la plus efficace possible, le film ou la série doit être bien encodé(e) à la base. Après quelques heures passées à regarder du contenu de différentes natures (vidéos YouTube, films, séries streamés ou lues en local depuis la microSD), il faut bien avouer que les améliorations apportées par l’IA sont bluffantes. Et nous ne mâchons pas nos mots.

Nvidia Shield TV 2019

Le résultat est particulièrement visible sur les scènes où l’action n’est pas trop rapide ou sur les gros plans de visages, dans les phases de dialogue par exemple. On pourrait presque faire rajeunir les acteurs avec cette IA (qui a dit Deepfake ?) ! Dans les clips vidéo YouTube, sur les séries Netflix et même sur du contenu téléchargé (légalement) et dont l’encodage peut varier, l’IAmoulinette de Nvidia produit son effet.

IA Nvidia Shield TV 2019

Pour vous convaincre de la qualité de l’upscaling, le concepteur de GPU a eu la bonne idée de développer un outil « Avant/Après » et de l’inclure dans la Shield. La légende raconte que c’est en faisant la démonstration des bénéfices de l’IA au CEO de Nvidia avec cet outil que celui-ci a insisté pour quil soit implanté nativement dans les versions finales des nouvelles Shield.

Pour l’activer, il suffit de maintenir enfoncé le bouton de la télécommande situé tout en haut à droite. Un diviseur d’image apparaît et il est ensuite possible de faire bouger la ligne de droite à gauche pour constater – de visu – les éventuelles améliorations. Voire d’en augmenter ou d’en réduire l’intensité dans le petit menu dédié.

D’excellents premiers résultats et le meilleur serait encore à venir

Dans les films d’action type Marvel où tout va très (trop ?) vite ou dans les oeuvres dont les arrière-plans ont tendance à être très flous, même en caméra fixe, l’upscaling a parfois tendance à faire du zèle et a créer plus de gêne que de plaisir. Impression identique sur du contenu vieillissant et sur certains sous-titres, surtout ceux de couleur jaune. Ils semblent poser un petit souci à l’IA. Elle s’acharne à les rendre plus nets et provoque un léger effet de halo.

Nvidia Shield TV 2019

Cette amélioration via intelligence artificielle ne pourra que se bonifier avec le temps. Les porte-parole de la marque sont formels, l’algorithme continue d’être affiné, soumis à de nouveaux contenus et entraîné de façon régulière. Les nouvelles versions seront injectées à travers les mises à jour système que Nvidia fera dans les mois qui viennent.

Soulignons d’ailleurs que, sur ce point, Nvidia a toujours fait en sorte de garder les Shield les plus à jour possible. Que ce soient en matière d’évolution des versions d’Android TV ou des applis maison. On ne peut pas en dire autant de toutes les marques !

Une Shield TV classique moins « gameuse » que les précédentes ?

Nvidia a fait le choix de ne plus livrer de manette de jeu avec la Shield. Classique ou Pro. Pour se justifier, le concepteur de GPU précise que son appareil est compatible avec toutes les manettes Bluetooth majeures du marché. Ainsi qu’avec tous les ensembles de claviers et souris sans-fil.

Un premier coup de hache dans les racines gaming de la Shield ? Non, pas tout à fait. Il est toujours possible de s’amuser avec les jeux spécialement développés pour la plate-forme (une bonne centaine à ce jour).
Sans oublier que la Shield TV 2019 donne accès au GeForce Now, le service de cloud gaming de Nvidia qui vous permet de jouer à beaucoup des titres PC que vous possédez sur Steam, Uplay, etc. sans avoir à les installer ni à les configurer. La qualité du flux vidéo ensuite transmis par les serveurs Nvidia dépend beaucoup de la robustesse et de la vitesse de votre connexion, comme pour n’importe quel service de streaming.

Et quid de Stadia ? Nvidia assure que si Google propose une application Android TV de son service de cloud gaming (dont la sortie est toujours prévue pour le 19 novembre prochain), il n’y a aucune raison qu’elle ne soit pas portée sur la Shield. Il en sera de même pour Shadow, le PC de cloud gaming 100% français, lorsque l’application Android TV du service sera disponible en version finale.

Cependant, Nvidia ne s’en cache pas : si vous voulez une vraie petite console de jeux 80% Android, 20% PC, combinée à un serveur multimédia auquel on peut brancher des disques durs ou des clés USB, c’est la Shield Pro qu’il vous faut. Elle coûte plus chère mais offre aussi plus de possibilités.





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